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Cote Ouest
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Les gens nous ont souvent demandés où on habitait. La tente c’est seulement temporaire. Notre maison est au Canada! C’est où ça, aux États-Unis? Non, c’est en haut, plus au nord. C’est loin, très loin en vélo... Mais aujourd’hui, il suffit de regarder de l’autre côté de la rive pour voir ce beau grand pays! Il nous a fallu 3 jours d’avion pour se rendre à Ushuaia et 1 an, 7 mois et 4 jours pour revenir. Ce 19 juin nous ferons notre entrer au pays!

Mais avant ça, laissez-nous vous raconter nos dernières aventures. Nous venons de visiter le Parc National Olympic. Belles rivières, pics enneigés et forêt humide. De la mousse partout et les wapitis qu’il ne faut pas déranger, il paraît. Il fallait quand même que ça s’appelle un Parc National pour faire ce détour de 60 km dans un cul de sac. En plus, il n’y a pas de douche et pas de nourriture à vendre. On s’est bien débrouillé pour la douche mais plus de «poptarts», plus de raviolis et interdiction de taquiner le poisson dans la rivière protégée, nous reprenons la route. Encore une fois il a fait beau, même dans la forêt humide, pas de pluie… Depuis 6 mois nous pouvons compter les journées pluvieuses sur les doigts d’une main. De retour sur la route principale, les gros camions chargés d’arbres nous désennuient. À la vitesse qu’ils nous dépassent, si nous sommes en mesure de garder l’équilibre, cela nous donne un bonne «draft» de vent qui nous pousse pour un bon 2-3 secondes... Il y a quand même pire, demander à Jacinthe comment elle aime traverser les ponts avec les camions. Mais bon les derniers kilomètres n’étaient pas aussi difficiles que les premiers. Jacinthe s’amuse à essayer de me semer dans les côtes!
Un soir pendant que je roulais en solo, un ours noir est sorti des herbes longues tout juste devant moi. Surpris autant que moi de cette rencontre, il est retourné sur ses pas aussi rapidement. Nous avons campé non loin de là dans une coupe à blanc. Difficile d’accrocher la nourriture quand il ne reste plus d’arbre! On s’est quand même débrouillé avec des branches et placé la machette mexicaine et le poivre de cayenne à porter de main. On commence à être un peu plus vigilant depuis la deuxième tentative de vol arrivée pendant que nous étions couchés dans la tente. Nous avons entendu un reniflement et mon gros sac bleu a filé d’un coup. (Dans le genre des carottes qui rentrent dans la terre dans les dessins animés!) Ni un ni deux je me lève aussitôt, ouvre la porte et je vois un raton laveur en fuite. Pauvre lui il à perdu son butin, 2 fois gros comme lui. Il ne se gêne pas de revenir à la charge et essayer à 7-8 reprises de reprendre le sac. Presque de bonne humeur, je me suis levé et j’ai placé les sacs dans les douches du camping pour la nuit. Une fois couché, la bête est revenue une seule fois mais le pain parti, plus aucun intérêt pour elle dans les parages.

Nous commençons à penser au retour au Québec. Qu’est-ce que je pourrais bien faire? Être maire de Montréal peut-être? Non, c’est trop tôt pour penser à ces choses-là. Beaucoup plus agréable de penser à ce qui s’en vient. Le 29 juin nous prenons un bateau de croisière direction l’Alaska. Nous avions prévu de prendre un petit bateau du type traversier, sans cabine avec dîner sur un plateau… pas le super paquebot avec piscine, cinéma et gros buffets. Les supers rabais sur internet sont là pour nous. Ok, on téléphone. La réceptionniste nous dit que malheureusement les chambres les moins dispendieuses pour la date qu’on demande ne sont plus disponibles…pas de problème quelle date a-t-elle à nous offrir? Nous avons la flexibilité du temps! Et puis il y a les vélos, ça prend une réquisition spéciale. On doit patienter quelques jours pour avoir enfin une réponse positive pour nos vélos à condition de ne pas les utiliser. Et voilà une belle croisière de 8 jours à meilleur prix que le «ferry»!!!

Dernière étape l’Alaska. Nous prévoyons y rouler environ 1000 kilomètres. Nous espérons visiter le Parc National Denali et si nous avons un peu de chance, taquiner le saumon! Après ce beau voyage nous prendrons l'avion de Anchorage; destination Pékin. Non, non ce n'est pas vrai, ils cherchent toujours un maire à Montréal!