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Basse Californie
Nous quittons La Paz après avoir réussi à voir un requin-baleine qui n’était pas encore parti vers les eaux plus fraîches. Béat a fait un petit plongeon et a nagé quelques minutes à ses côtés.

À la sortie de la ville, nous croisons des cyclistes qui nous encouragent en nous disant que nous aurons un vent de face tout le long. Ils nous donnent aussi quelques conseils sur des endroits économiques pour prendre une douche chaude et utiliser le wi-fi.

Nous faisons des provisions au Walmart et nous commençons notre lutte contre le vent. Nous campons cachés ans les arbustes au bord de la route. On croise beaucoup de motos. La 3e journée un couple de cyclistes Suisse, Aurélie et Laiko, nous rejoint alors que Béat finissait de réparer sa crevaison. On décide de se rejoindre plus tard pour dîner. On mange nos traditionnelles sandwiches au « spam » qu’on mange depuis un certains temps. Un motocycliste un peu saoul s’arrête et nous dit qu’il y a un rassemblement de motos dans le coin. On comprend pourquoi on en a croisé autant et on espère qu’ils ne sont pas tous dans son état.

On échange avec nos nouveaux amis cyclistes et on décide d’essayer de faire un bout de chemin ensemble. « Essayer » parce qu’ils font beaucoup plus de kilomètres que nous par jour alors Jacinthe n’est pas certaine de suivre le rythme, en plus qu’il vente! Mais on réussit. On poursuivra notre route ensemble pendant 5 jours à partager des bons souper de pâtes. Aurélie cuisine de très bonnes sauces pleines de légumes et d’épices.

On se sépare à Mulegé car on décide prendre une journée de repos alors qu’eux continuent leur chemin. On reprend notre rythme de se lever tard le matin et Aurélie nous enverra des infos sur la route qu’ils auront prise.

On reprend seuls notre combat contre le vent jusqu’à San Ignacio, petit oasis dans le désert. On y fait une autre pause car Hector, qui nous a « ramassé » sur le bord du trottoir pour nous amener camper dans sa cours nous donne le goût de visiter son petit coin de pays. Il nous fait découvrir son jardin et les oiseaux qui y vivent. On passe beaucoup de temps à les observer. On se lance à la recherche de la source d’eau de cet oasis mais après une heure de marche et pas de plan on rebrousse chemin pour se faire dire qu’on était presqu’arrivé au bon endroit. On visite un petit musée de peintures rupestres, on déguste une crème glacée et des quesadillas.

On enfourche nos vélos en espérant aller voir les baleines une centaine de kilomètres plus loin. Durant notre pause-dîner, on rencontre Suzie, une Américaine, qui nous offre de souper chez elle, dormir dans un bon lit et prendre une douche chaude dans le village suivant. Comment dire non?!? On accepte et on fonce pour arriver à temps pour le souper. Sur la route on voit le serpent à sonnette, une pause s’impose pour des photographies. On atteint aussi notre 15000 kilomètres, avec un petit brin de fierté.

On arrive juste à temps pour manger, le souper est chaud. C’est le party dans la maison, on ne sait pas trop qui y vit et qui fait quoi mais on est un peu le centre d’attention et tout le monde s’intéresse à notre voyage. Quelques personnes nous donnent leur adresse aux Etats-Unis pour qu’on s’y arrête lors de notre passage. Suzie exploite des plantations de tomates et de fraises dans plusieurs endroits différents avec sa famille. Le lendemain, elle part avec son oncle, sa nièces et 2 de ses copains pour voir les baleines à San Ignacio et nous propose de nous joindre à eux. Seul « problème », ils vont passer 2 jours à la maison sur la plage en revenant…Nous qui voulions justement voir les baleines, on ne sent pas qu’une pause à la plage soit vraiment un problème. Comme le hasard fait bien les choses. On prend une bonne douche, on dort dans un lit douillet et le lendemain matin nous voilà de retour à San Ignacio en 50 minutes au lieu 5 heures pédalées la veille.

L’expédition aux baleines est une expérience inoubliable. Tellement impressionnant de voir ces énormes mammifères s’approchés de nous pour se faire flatter. On en voit sauter au loin. Il y en a tout le tour de nous on ne sait pas où regarder pour ne rien manquer. Les baleines viennent accoucher à cet endroit parce que l’eau est plus chaude et très salée. C’est donc plus facile pour les bébés de commencer leur vie.

Le soir, on a dormi dans un Bed & Breakfast dirigé par des Canadiens. Les chambres sont des tipis aménagés de façon luxueuse. Le nôtre avait une belle terrasse avec vue sur la rivière. On a soupé dans un petit restaurant charmant, opéré par la fille des Canadiens, autour d’un feu de camp.

Le lendemain, on a vite fait un tour des serres puis on s’est rendu à la maison au bord de la mer. Wow! La décoration intérieure était chaleureuse, les couleurs des accessoires mélangées avec le bois de pin peinturé brun foncé étaient magnifiques. Notre chambre, avec salle de bain privée et vue sur la mer de notre lit (ultra douillet) était … difficile à décrire. C’était comme dans un rêve.

On a marché sur la plage et on a pris l’apéro sur la terrasse dans les sofas en observant les dauphins et baleines qui nageaient en avant de la maison. Un succulent repas de tacos de poissons préparé par Ramona et sa nièce Adriana nous a été servi.

Le lendemain, on est revenu à la maison de Suzie et on s’est préparé à revenir à la réalité de nos vélos après ces 3 jours dans une vie de rêve. Merci Suzie! Le lendemain, avant qu’on ne quitte la maison, Ramona nous a préparé un super déjeuner et des réserves de tortillas aux œufs et aux fèves. Le soir, on était très heureux de ne pas avoir à cuisiner et de manger à l’abri du vent dans notre tente.

Les jours suivants étaient difficiles à cause du vent puis on est arrivé dans le désert. Le vent s’est calmé, la route s’est maganée mais les paysages étaient splendides. La tranquillité des campements le soir, les levers et couchers de soleil, la mer comme un miroir, la chaleur, les cactus, tout était superbe. On a rencontré un Américain, Lan, qui nous a payé des très bons hot-dogs un midi…ça faisait changement de nos sandwiches. Puis l’asphalte est revenu et on est arrivé à San Felipe où on prend une journée de repos et plein de douche pour rattraper les 7 jours à se laver à la lingette humide.

 BALEINE GRISE
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