ACCUEIL
                       ASCENSION DU VALLUNARAJU (5686m)

Avant de vous faire découvrir cette aventure, on aimerait vous raconter notre dernière ascension au Pérou à plus de 4800m/a. Ce parcours de 300km de Huanuco à Huaraz passant par le Parc National Huascaran fût un de nos plus beaux cols.

Partis de Huanuco nous avons fait une première montée à 4000 m/a avant de redescendre à 3000m/a. Par la suite nous avons suivi une belle petite rivière en passant par une gorge. Nous avons été accueillis chez des gens pour poser notre tente et en prime nous avons reçu le petit-déjeuner au matin.
De retour sur la route, nous nous sommes fait attaquer par des chiens. Chose courante au Pérou, parfois plus d’une dizaine de fois par jour mais ceux-ci semblaient plus…affamés. (Voir la vidéo). Arrivés au sommet du col, nous avons fait notre entrée dans le parc de Huascaran (patrimoine de l’Unesco). Nous avons été impressionnés par les hauts sommets enneigés, les glaciers et la végétation spéciale que nous avons pu admirer. Jacinthe a souffert un peu de l’altitude quand nous avons dormi au pied d’un glacier à 4800 m/a mais tout est rentré dans l’ordre lors de la descente le lendemain jusqu’à la ville de Huaraz.
Nous avons mis de coté nos vélos pour nous reposer un peu et faire une marche en montagne. Nous sommes allés sur la Cordillère Noire au bord d’un lac où nous avions une vue sur toute la chaîne de la Cordillère Blanche. Cela nous a donné le goût de voir et sentir ces beaux pics enneigés de plus près.
22 juin, nous nous levons à 6h15 pour être prêt à partir à 8h de l’agence de tourisme où nous avons réservé notre expédition de 2 jours. Un taxi vient nous prendre avec nos gros sacs à dos bien chargés. Nous sortons rapidement de la ville pour prendre une petite route de gravier cahoteuse ascendante qui nous fait tourner les yeux de découragement. En plein milieu d’un petit village un énorme tas de terre bloque la route, aucun avertissement. Pas le choix, on fait demi-tour et on va prendre le chemin le plus long. On redescend et on rejoint une route qui semble plus adaptée pour les voitures. On remonte puis on bifurque sur un chemin de grosses pierres. On doit rouler à peine 5 km/h tellement c’est rocheux. On entend les pierres frappées le dessous de la voiture… c’est inquiétant.
Le sentier est boueux, on se mouille les pieds. On est un peu essoufflé, on prend une pause, pain-fromage. C’est le meilleur pain qu’on ait mangé au Pérou, il a de la mie! On continue de monter, c’est plutôt rocheux. Le guide nous abandonne à quelques mètres du haut de la pente pour aller nous préparer une bonne soupe chaude. On arrive quelques minutes plus tard à notre campement, il est 12h15. La tente est déjà installée, Béat y déroule nos matelas et sacs de couchage. On déguste notre soupe au chaud dans la tente puisqu’une petite tempête de neige s’abat sur nous. On se repose tranquille pour les reste de l’après-midi. Edwin, notre guide, se lève le premier pour nous préparer à souper. Un Suisse et un Allemand qui se sont tentés pas loin de nous pendant notre sieste se joignent à nous pour le souper. Ils partagent le peu de fromage et biscuits qu’ils ont comme provisions. On leur mange un gros bol de riz frit au poulet en pleine face! Notre guide leur offre de l’eau chaude et du thé, ils sont bien contents de se réchauffer un peu! Des beaux renards viennent roder autour en espérant avoir quelques restes. On va tous se coucher, le vent souffle fort et on se lève très tôt dans la nuit!
À 1h15, le réveil sonne, c’est l’heure de se lever. On enfile tous les vêtements qu’on a apportés ainsi que nos grosses bottes d’astronaute. On sort pour boire un thé, café et manger un bout de pain avec de la confiture. Avant de se mettre en route on enfile nos harnais que notre guide ajuste et il rattache les bottes de Jacinthe qui ne sont pas assez serrées à son gout. Il est 2h15, c’est parti vers le sommet!! Que d’excitation!! C’est bizarre de marcher avec ces bottes, on a l’impression d’être sur la lune sous le beau ciel étoilé. On commence notre montée sur des grosses roches. Les bottes collent à la roche. Elles ne sont pas confortables mais très efficaces! Après une ½ heure, on arrive au pied du glacier. Edwin nous aide à mettre nos crampons et nous encorde. Pendant qu’Edwin se prépare, Béat joue dans la neige avec son piolet. On attaque le glacier, notre guide le premier, Jacinthe en deuxième et Béat derrière. On avance très lentement, on fait des pauses régulièrement pour reprendre notre souffle. On aperçoit la ville de Huaraz toute illuminée.
On arrive au sommet à la levée du jour à 6h30. Un bouquet de roses sèchées est planté dans la neige, petit moment unique et quelle vue spectaculaire!!! On prend quelques photos, on attend la venue du soleil puis on redescend parce qu’il fait très froid en haut. Béat est le premier, Jacinthe la deuxième et notre guide est derrière. On descend tranquillement pour profiter des beaux paysages qui s’offrent à nous et prendre plusieurs photos pour envoyer un peu de neige au Québec. On se sent vraiment chanceux de faire parti de cet environnement grandiose pour quelques instants.



 On arrive enfin au point de départ de la montée à pied, il est 10h15. Le chauffeur nous indique la petite « trail » à suivre pour se rendre à notre campement où se trouve notre guide. On enfile nos sacs à dos et on commence à monter. Ça monte en « face de singe » s’exprime Béat. Ce qui veut dire que c’est très à pic! Au tier de la montée, on croise notre guide qui reconduit 3 personnes. Les 3 personnes continuent la descente seul et le guide remonte avec nous. Il nous soulage un peu du poids de nos sacs en prenant quelques pièces d’équipement qu’on transporte.
Arrivés au pied du glacier, on se débarrasse de nos crampons et harnais puis on se rend au campement pour notre petit déjeuner : soupe, sandwiches et chocolat. Jacinthe range les matelas et sacs de couchage, on rempli nos sacs à dos et on commence à descendre. Notre guide termine de ranger et nous rejoint plus tard car il est beaucoup plus rapide. La descente est pénible parce que nos espadrilles ne sont pas adaptées pour des sentiers boueux et glissants. En bas, le taxi nous attend et nous reprenons le chemin cahoteux vers Huaraz. Nous arrivons à l’agence à 13h15, fatigués, avec un mal de tête mais très heureux!

Ce fût une expérience que nous garderons mémoire, longtemps!
Après Huarraz, nous avons roulé sur une portion de route en gravel un peu difficile. L'étroitesse de la route permettait à une seule voiture de passer et à certains endroits nous devions traverser de longs tunnels sans lumière. Nous avons par contre pu y voir des chauve-souris.
Le Canyon del Pato. Malgré la mauvaise route, le spectacle était saisissant. Par endroit, il fait 1 kilomètre de profond et 15 mètres de large!!
C'est un plaisir de s'arrêter le soir pour camper sans avoir hâte de rentrer dans nos sleeping. Nous avons atteint le bord de la mer hier et avons dormi sur la plage avec le bruit apaisant des vagues.
Vallunaraju
Retour en haut  
Merci pour vos commentaires