2 avril 2012

Nous voilà en Bolivie! Tous les cyclistes qui nous ont parlé de la Bolivie en garde un souvenir drôlement frais. C’est haut, on manque d’oxygène, on a mal à la tête et on est souvent étourdi. Il fait trop chaud, trop froid. Le vent souffle religieusement à partir de midi. Les nuits se passent en bas de 0°C. Les routes parfois avec des pentes à plus de 20% sont très mauvaises. Le passage des 4x4 à grande vitesse fait onduler les pistes. Parfois nous avons l’impression que notre vélo va rendre son dernier souffle au passage de portion de grosse pierre ou par le sable qui s’incruste partout.

Points Positif : Le paysage est beau, il n’y a pas de maringouin.

21 mars (21,1 Km, 2hrs40) Nos vélos sont bien chargés, des provisions pour environ 10 jours de désert. Nous quittons S.P.Atacama (2400m/a), après 20 km de monter, un monsieur en camion nous embarque pour terminer notre ascension à 4600m/a, 20km plus loin. Nous prenons la sortie direction la Bolivie et plantons notre tente pour la nuit.


22 mars (18,3 Km, 1hr45) Nous laissons derrière nous la route en asphalte et nous dirigeons vers la frontière. Nous nous arrêtons à une barrière où une batterie de camion sert de levier. Nous entrons dans le poste voir s’il y a quelqu’un. Un douanier vêtu d’un gros pull nous accueille et nous fait remplir les papiers. Au mur, une photo du président officialise la place un peu. Nous recevons nos étampes dans notre passeport et nous voilà prêt à affronter les routes boliviennes. 6 km plus loin nous achetons notre droit de passage pour le parc et allons camper au bord du lac vert.

23 mars (37,3 Km, 4hrs13) Au lever, la place est envahit de touristes à bord de jeep 4x4. Nous en verrons souvent sur notre route et nous serons régulièrement la cible des caméras. Nous quittons l’endroit pour passer le premier col à 4700m/a. Le soir nous trouvons campement près d’une source thermale. L’eau jaillit du sol à une température constante de 34°C. Nous pouvons profiter d’un bon bain chaud avec des vertus médicinales, il paraît.

24 mars (13,2 Km, 1hr56) Nous engageons la montée du plus haut col sur notre trajet. À 4800m/a, dû au vent violent de face, nous nous mettons à l’abri près d’un gros rocher. Nous construisons un muret de pierres pour mieux couper le vent.

25 mars (45,5 Km, 5hrs10) Après quelques tours de pédale nous arrivons à un geyser. Plein de petits cratères qui bouillonnent et laissent partir des nuages de vapeur. Ça pue le souffre et d’autres substances difficiles à décrire. Nous terminons notre ascension vers notre nouveau record, 4926m/a. Nous pouvons maintenant descendre sur plusieurs km vers le lac Colorado de couleur rouge. Il nous reste 16 km à faire avant de trouver un abri dans un refuge. Le vent est terrible, il nous rappelle douloureusement celui de la Patagonie Pendant que nous essayons de garder le volant sur la meilleure piste et éviter les roches, le vent nous balaye de tout bord tout côté. Après cette lutte, nous sommes soulagés d’être arrivé au refuge et heureux de payer 7 dollars pour 2 pour la nuit.

26 mars (27,2 Km, 3hrs13) Au matin le vent a disparu et nous reprenons la route. Nous dînons près de l’Arbol De Piedra, un gros rocher façonné par le vent et le sable qui reste maintenu en équilibre sur une minuscule base. Le soir nous trouvons un campement à l’abri dans une maison abandonnée.

27 mars (27,6 Km, 3hrs19) Nous roulons sur le sable mou, heureusement nous avons acheté de gros pneus, ce qui nous empêche de devoir pousser nos vélos. Le chemin se divise, il y a maintenant des pistes de 4x4 sur environ 200m de largeur, nous essayons de trouver la meilleure pour nous.

28 mars (36,5 Km, 4hrs02) La route se dégrade, beaucoup de roches et des pentes à pic. La pluie qui dévale sur ses pentes laisse de gros trous et fait jaillir les rochers à plus de 1 pied. Le soir nous trouvons un beau campement avec vue sur un volcan et un lac rempli de flamants roses.

29 mars (14,4 Km, 2hrs18) Aujourd’hui la route est horrible, pleine de grosses roches et nous devons passer une série de face de singe (pente à plus de 20%).
Nous devons par endroit pousser nos vélos et cela est extrême difficile. Nous poussons environ 10 secondes et cherchons pendant plus d’une minute de l’oxygène. Dans ces conditions nous commençons à rêver un peu….BBQ, Fondues, Sushi, Bacon, Tourtière, Poutine…..

30 mars (33,1 Km, 2hrs26) Nous arrivons à Avaroa. Pour la première fois le temps est couvert et de gros orages éclatent en laissant une bonne quantité d’eau au passage. Nous n’avons plus beaucoup de nourriture et nous devons retirer de l’argent qui est possible seulement à Uyuni. Un monsieur avec une camionnette accepte de nous faire le trajet de 250 km. Par endroit la route de terre trempée se transforme en boue. À 2 reprises la camionnette part en dérapage mais le sang froid du chauffeur nous garde sur la route. Nous arrivons à Uyuni où nous profitons d’une bonne soupe avec une bonne pizza et un bon lit.
Cimetière de trains. Uyuni
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Arbol de Piedra
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À lire,
imaginez ce que l'on pourrait faire avec tout cet argent...cliquez ici.
Oruro 11 avril 2012
Nous avons franchi les 5000km à vélo!
Nous décidons de faire une pause de quelques jours. Depuis notre entrée en Bolivie, nous éprouvons des petits problèmes de santé. La nourriture n'est pas nécessairement mauvaise, mais bon, la digestion en prend un coup.
Nous avons donc fait le trajet des villes de Sucre, Cochabamba et Oruro en autobus. Un parcours de 350km coûte 7$ par personne, on en profite un peu. Par contre, l'état des bus et la vitesse des conducteurs ne sont pas très reposants. Comme de raison un accident majeur s'est produit, il y a un peu plus d'une semaine faisant 10 morts.

Nous nous réjouissons de reprendre le contrôle de nos 2 roues. Prochaines directions: La Paz, Lac Titicaca, Cuzco (Pérou) et le Machu Picchu.

20 avril 2012, La Paz

Nous avons roulé sur la légendaire route des Yungas ou encore Route de la Mort (en espagnol El Camino de la Muerte).D'une longueur de 63 km allant de La Paz à Coroico.
Elle est connue pour son extrême dangerosité. En 1995, la Inter-American Développement Bank la nomma comme la « route la plus dangereuse du monde ».. On estime que 200 à 300 voyageurs se tuent chaque année sur cette route, soit un véhicule toutes les deux semaines. La route comprend des croix chrétiennes marquant les nombreux points où des véhicules ont sombré.
Depuis quelques années, la partie la plus dangereuse du trajet est évitable grâce à l'existence d'un nouveau tracé, composée de nombreux ponts et tunnels (sur une portion de 50 km il y a 55 ponts).
En ce qui concerne l'ancien tracé, il est toujours emprunté, mais les accidents s'y font plus rares.
4900 m/a
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